Que se passe-t-il lorsqu'une personne décède dans un centre d'hébergement en Ontario ou au Québec

Par Sylvie Poirier
Que se passe-t-il lorsqu'une personne décède dans un centre d'hébergement en Ontario ou au Québec

Si vous lisez ceci depuis un couloir dans une maison de soins, ou depuis un téléphone dans une autre ville, vous vous posez probablement une question : que suis-je censé faire maintenant ?

Voici la réponse courte. Ce qui se passe lorsqu'une personne décède dans une maison de soins est principalement géré par le personnel déjà sur place. Ils confirment le décès, commencent la paperasse et sécurisent les effets personnels de votre parent. Il n'y a généralement qu'une seule chose dont ils ont besoin de vous dans les premières heures, et c'est une seule décision, pas tout un funérailles.

Ce guide explique ce que fait la maison, ce qu'on vous demande, et comment les règles diffèrent entre une maison de soins de longue durée en Ontario et un CHSLD au Québec. Ces deux provinces divergent réellement : sur qui est autorisé à prononcer le décès, sur quels formulaires sont déposés, et sur l'implication éventuelle d'un coroner.

La plupart des démarches peuvent être effectuées par téléphone. Si vous êtes à 1 500 kilomètres et que vous ne pouvez pas vous y rendre avant jeudi, c'est faisable. C'est plus courant que vous ne le pensez.

Ce qui se passe lorsqu'une personne décède dans une maison de soins : la première heure

Presque rien n'attend après vous. Cela vaut la peine de le dire d'abord, car la plupart des familles arrivent à ce moment convaincues qu'elles sont déjà en retard.

Dans la première heure, le personnel de la maison de soins confirme le décès, informe le médecin traitant ou l'infirmière praticienne, commence la paperasse requise et sécurise la chambre et les effets personnels de votre proche. Ils vous demanderont quel fournisseur de crémation ou salon funéraire appeler. C'est la seule décision dont ils ont besoin de vous, et vous pouvez la donner par téléphone.

Ce que la maison gère sans vous

Le personnel qui a pris soin de votre parent, souvent pendant des années, prend les premières mesures. Ils enregistrent l'heure du décès, contactent le médecin ou l'infirmière de garde, et commencent la documentation qui doit être complétée avant que quiconque puisse déplacer votre proche.

Ils verrouilleront ou sécuriseront également la chambre. Dans la plupart des maisons, rien ne bouge tant que le personnel n'a pas contacté la famille.

Si vous n'étiez pas là quand cela s'est produit, le personnel peut généralement vous dire comment se sont passées les dernières heures. De nombreuses familles trouvent que cette conversation compte plus que toute la logistique. Il est tout à fait correct de la demander.

La seule décision qu'on vous demande réellement de prendre

La maison vous demandera de nommer un fournisseur. Cela surprend les familles, car cela arrive généralement dans les heures qui suivent, parfois dans le même appel téléphonique qui vous a annoncé que votre parent était décédé.

Nommer un fournisseur n'est pas la même chose que planifier des funérailles. Vous autorisez une seule chose : qui vient prendre votre proche en charge. Tout le reste, le type de service, l'urne, s'il y a un rassemblement ou non, peut attendre des jours ou des semaines. Personne ne vous demande de décider cela ce soir.

Si les frères et sœurs ne sont pas d'accord sur le fournisseur à utiliser, ou si vous n'êtes pas sûr d'être celui qui a l'autorité pour choisir, notre guide sur qui décide des arrangements funéraires en Ontario explique comment cela se résout.

Vous n'avez pas besoin d'être là

Vous n'avez pas besoin d'être physiquement présent pour tout cela. Vous n'avez pas besoin de signer quoi que ce soit en personne, et vous n'avez pas besoin de voir votre parent avant le transfert si vous préférez ne pas le faire.

Si vous souhaitez être là et que vous ne pouvez pas vous y rendre à temps, dites-le. Certaines maisons retarderont le transfert de quelques heures si elles le peuvent, et le personnel préfère être sollicité plutôt que de deviner.

Qui prononce le décès, et qui signe le certificat

Les familles entendent souvent "nous attendons le médecin" et supposent que quelque chose a mal tourné. Ce n'est généralement pas le cas, mais l'attente est réelle, et il est utile de savoir ce qui est attendu.

Deux choses distinctes doivent se produire. Quelqu'un doit prononcer le décès, c'est-à-dire confirmer que la vie a pris fin. Ensuite, quelqu'un doit le certifier, c'est-à-dire attester par écrit du fait, de la cause et de la manière du décès sur un certificat officiel. Différentes personnes peuvent faire chacune de ces tâches, et l'Ontario et le Québec n'ont pas les mêmes règles.

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En Ontario

Les infirmières autorisées et les infirmières auxiliaires autorisées peuvent prononcer le décès. La certification est plus restreinte.

En vertu de la Loi sur les statistiques de l'état civil de l'Ontario, un médecin ou une infirmière praticienne complète le certificat médical de décès. Une infirmière autorisée peut le compléter uniquement lorsque ces six conditions s'appliquent :

  • une relation infirmière-patient établie pendant la maladie terminale
  • le décès était attendu
  • un médecin ou une infirmière praticienne avait documenté un diagnostic terminal
  • un schéma prévisible de déclin
  • aucune complication inattendue
  • le décès n'est pas le résultat d'une aide médicale à mourir

Depuis le 1er juillet 2025, les infirmières praticiennes en Ontario peuvent compléter et signer un certificat médical de décès dans des circonstances plus larges que les infirmières autorisées. L'Ordre des infirmières et infirmiers de l'Ontario établit les règles complètes dans ses directives sur la certification du décès.

Pour un déclin long et attendu dans une maison de soins de longue durée, cela signifie souvent que la paperasse avance plus vite que les familles ne le craignent. Le médecin de garde n'a pas nécessairement à se déplacer.

Au Québec

Le Québec a modifié cela d'une manière qui aide directement les familles. Depuis le 7 juin 2023, toutes les infirmières, qu'elles soient ou non infirmières praticiennes spécialisées, peuvent faire le constat de décès.

Cela est important à 3 heures du matin dans un CHSLD. Une infirmière déjà sur place peut confirmer le décès plutôt que d'attendre des heures l'arrivée d'un médecin.

Le personnel dépose le bulletin de décès, connu sous le nom de SP-3, électroniquement. Les règles du Québec pour le bulletin de décès leur donnent trois jours à partir du décès pour le transmettre au Ministère de la Santé et des Services sociaux. Ce formulaire génère le constat.

Ontario et Québec : ce qui diffère réellement

Voici le même processus, côte à côte. Si vous coordonnez pour un parent dans une province tout en vivant dans l'autre, c'est la partie à lire deux fois.

ÉtapeFoyer de soins de longue durée en OntarioCHSLD au Québec
Qui peut prononcer le décèsIA ou IAPToute infirmière, depuis juin 2023
Qui signe le certificat de décèsMédecin ou infirmière praticienne; IA seulement si six conditions sont rempliesMédecin, infirmière ou coroner
Formulaire médical principalCertificat médical de décèsBulletin de décès (SP-3)
Délai de dépôtDéposé par le fournisseur auprès du greffier municipalSP-3 au Ministère dans les 3 jours
Coroner aviséOui, chaque décès de résidentNon, pour un décès attendu
Ce qui enregistre le décèsDéclaration de décès plus certificat médical de décèsConstat de décès plus déclaration de décès
Qui le déposeVotre fournisseur de crémation ou salon funéraireVotre fournisseur de crémation ou salon funéraire

La dernière ligne est celle qui rassure la plupart des familles. Dans les deux provinces, le fournisseur que vous nommez s'occupe du dépôt. Vous n'êtes pas celui qui soumet les formulaires à un bureau gouvernemental.

Pourquoi le coroner est avisé en Ontario, et pourquoi cela ne signifie généralement pas qu'il y a un problème

Si un membre du personnel vous a dit que le coroner a été avisé, et que vous avez passé la nuit à vous demander ce qu'ils ne vous disent pas, veuillez lire cette section en premier.

En Ontario, le foyer rapporte chaque décès de résident en soins de longue durée au Bureau du coroner en chef. Chacun d'entre eux, y compris un décès paisible à 94 ans après un long déclin. C'est requis en vertu de l'article 10(2.1) de la Loi sur les coroners, et le foyer le dépose sur un formulaire standard. C'est une étape de filtrage, pas une accusation.

Ce qu'est le rapport, et ce qui se passe ensuite

La personne en charge du foyer soumet un Avis de décès de résident, qui est envoyé au bureau du coroner de manière routinière.

Un coroner l'examine. S'il décide que le décès doit être enquêté, il le fera. La plupart du temps, il ne le fait pas, et vous n'entendez plus rien par la suite. Un coroner peut également parler avec la famille. Si vous avez des préoccupations concernant le décès, cette conversation est l'endroit où vous pouvez les soulever.

Le Québec fonctionne différemment. Pour un décès attendu dans un CHSLD, un coroner n'est généralement pas impliqué du tout.

Est-ce que cela retarde le transfert de votre proche aux soins d'un fournisseur ?

Généralement non. Même lorsqu'un coroner est impliqué, le transfert vers le fournisseur que vous avez choisi se poursuit; le coroner se connecte directement avec ce fournisseur si quelque chose est nécessaire.

Si le coroner ouvre une enquête, le calendrier peut changer, et notre guide sur quand le coroner est impliqué dans la crémation couvre ce que cela change dans chaque province, y compris ce que cela signifie pour les exigences de timing religieux.

Que se passe-t-il lorsque quelqu'un décède dans une maison de retraite au lieu d'un hôpital

C'est la différence que personne n'explique, et c'est la raison pour laquelle l'appel téléphonique semblait si urgent.

Une maison de soins n'est pas un hôpital. Les hôpitaux ont une morgue. Les maisons de soins de longue durée et les CHSLD n'ont généralement pas d'espace réfrigéré, ce qui signifie que votre proche reste dans sa chambre jusqu'à l'arrivée d'un fournisseur. C'est pourquoi la maison demande le nom d'un fournisseur en quelques heures plutôt qu'en quelques jours. L'urgence est architecturale, non bureaucratique, et personne ne vous presse.

Combien de temps votre proche peut-il rester dans la chambre?

Généralement quelques heures, pas des jours. La maison souhaitera que le transfert soit organisé le même jour, et souvent dans les quelques heures suivant la fin des démarches du médecin ou de l'infirmière.

Ce timing n'est pas dû à un manque de compassion de la maison. Sans entreposage réfrigéré, il y a une limite pratique, et le personnel préfère organiser un transfert digne rapidement plutôt que de laisser la situation s'éterniser.

Ce dont l'équipe de transfert a besoin

Bien faire cela élimine la plupart des frictions. Lorsque vous nommez un fournisseur, la maison transmet généralement :

  • le numéro d'étage et de chambre
  • quelle entrée l'équipe doit utiliser, et s'il y a un accès après les heures d'ouverture
  • un contact du personnel qui sera de service lorsque l'équipe arrivera
  • la confirmation que les documents du médecin ou de l'infirmière sont complets

Ce dernier point est le véritable obstacle. Aucun transfert n'a lieu tant que la documentation médicale n'est pas terminée. Lorsque les familles vivent une attente inexpliquée, c'est presque toujours la raison.

Si votre parent est décédé dans un hôpital du Québec plutôt que dans un CHSLD, le processus est plus proche de ce que nous décrivons dans notre guide sur le transfert de votre proche aux soins d'un fournisseur, car une morgue d'hôpital change considérablement le timing.

Effets personnels, la chambre et la facture finale

Vous pourriez vous retrouver avec une chambre pleine d'une vie, sans savoir combien de temps vous avez. Voici ce qui est vrai, et ce qui ne l'est pas.

Il n'existe pas de règle provinciale en Ontario ou au Québec fixant une date limite pour récupérer les effets personnels, ou limitant ce qu'une maison peut facturer après la date du décès. Ces conditions figurent dans le contrat d'admission que votre famille a signé. Demandez directement au bureau des affaires ou des admissions de la maison, et demandez tôt.

Soyez prudent avec ce que vous trouvez en ligne ici. Une grande partie des conseils dans les résultats de recherche en anglais provient du Royaume-Uni. La plupart des conseils en français proviennent de France, où des règles nationales régissent une maison de retraite et n'ont aucune incidence sur un CHSLD. Aucun des deux ne s'applique à une maison à Guelph ou Trois-Rivières.

Quelques choses pratiques que les familles nous disent utiles :

  • Demandez directement à la maison combien de temps vous avez, et obtenez la réponse par écrit ou par courriel.
  • Faites un inventaire rapide avant que quoi que ce soit ne quitte la chambre, en particulier les bijoux, lunettes, appareils auditifs et dentiers.
  • Retirez vous-même les photographies des murs si vous le pouvez. Les familles le regrettent rarement; elles regrettent souvent de l'avoir laissé à quelqu'un d'autre.
  • Demandez ce qu'il advient des médicaments non utilisés. La plupart des maisons ont un protocole d'élimination.

Si un frère ou un ami est plus proche que vous, la plupart des maisons remettront les effets personnels à quelqu'un que vous autorisez par téléphone ou par courriel. Vous n'avez pas besoin de vous déplacer pour vider une chambre.

La paperasse que vous finirez par avoir en main

Des noms différents, des provinces différentes, et un document qui fait la plupart du travail. Savoir lequel est lequel vous évite un second voyage à la banque.

En Ontario

Le médecin, l'infirmière praticienne ou l'infirmière autorisée qualifiée complète le certificat médical de décès. Votre fournisseur et un membre de la famille complètent ensemble la déclaration de décès. Ces deux documents enregistrent le décès.

Votre fournisseur vous remet ensuite un document de preuve de décès. Pour la plupart des usages, y compris les banques et les assureurs, c'est ce que vous utiliserez réellement. Seul le Bureau du registraire général délivre le certificat de décès officiel, et si une institution insiste pour en avoir un, notre guide sur comment obtenir un certificat de décès en Ontario couvre la commande de celui-ci.

Au Québec

Trois documents, et les noms sont suffisamment similaires pour prêter à confusion. Le constat de décès confirme le décès. Le bulletin de décès (SP-3) est le formulaire médical déposé auprès du ministère. Votre fournisseur dépose la déclaration de décès auprès du Directeur de l'état civil.

Un détail qui piège les familles sur les formulaires : l'adresse de résidence est le domicile légal de votre parent pour l'enregistrement du décès, et non la maison familiale où il a vécu pendant 40 ans.

Quel document la banque acceptera-t-elle?

En Ontario, commencez par la preuve de décès de votre fournisseur. Au Québec, la plupart des institutions veulent le certificat de décès du Directeur de l'état civil, qui prend plus de temps à arriver.

Commandez plus de copies que vous ne pensez en avoir besoin. Les familles sous-estiment régulièrement cela et finissent par attendre une seconde fois.

Organiser une crémation lorsque vous n'êtes pas dans la même ville

C'est ici que la distance cesse d'être un désavantage.

Vous pouvez désigner un fournisseur par téléphone, de n'importe où, le même jour. Vous pouvez signer l'autorisation électroniquement. Votre parent peut être pris en charge ce soir-là, que vous soyez à Vancouver, Halifax ou en vol.

Chez Cleo, c'est la majeure partie de notre travail. Nous effectuons des collectes dans les maisons de soins de longue durée et les CHSLD à travers l'Ontario et le Québec en permanence, et nous coordonnons directement avec la maison pour que vous n'ayez pas à transmettre des messages entre un poste infirmier et un directeur de salon funéraire. Le prix est fixe et tout compris, couvrant le transport, la crémation, les formalités administratives et une urne de base, sans surtaxe de fin de semaine et sans frais supplémentaires ajoutés par la suite. Vous pouvez voir les tarifs actuels avant d'appeler.

Si votre parent vivait à domicile plutôt que dans une maison de soins, les premières étapes sont différentes, et notre guide sur quoi faire lorsqu'une personne décède à domicile couvre cette situation pour les deux provinces.

Si vous lisez ceci avant que cela n'arrive

Certaines familles trouvent cette page des semaines à l'avance, après que le personnel infirmier a gentiment indiqué que le temps est compté. Ce n'est pas morbide. C'est l'une des choses les plus gentilles que vous puissiez faire pour vous-même.

Voici ce qui vaut la peine d'être prêt :

  • Le nom et le numéro de téléphone d'un fournisseur que vous appelleriez. En nommer un à l'avance ne coûte rien et ne vous engage à rien.
  • Le nom légal complet de votre parent, sa date et son lieu de naissance, ainsi que les noms de ses parents. L'enregistrement du décès demande toutes ces informations.
  • Une idée approximative de savoir s'ils souhaitaient une crémation ou un enterrement, et s'ils avaient mentionné quelque chose à propos d'un service.
  • Le nom du directeur des soins de la maison ou du contact des admissions.

Les familles qui ont fait cela décrivent le même soulagement par la suite : lorsque l'appel est venu, elles ne prenaient pas de décisions dans un couloir à 2 heures du matin. Elles faisaient simplement un appel téléphonique.

Vous pouvez également simplement demander à la maison quel est leur processus. Le personnel l'a vécu des centaines de fois et vous le dira clairement.

Vous n'êtes pas en retard

Si vous venez de recevoir l'appel, voici la version courte de ce qui se passe lorsqu'une personne décède dans une maison de soins. La maison a déjà fait la plupart du travail immédiat. La seule chose dont ils ont besoin est le nom d'un fournisseur, et vous pouvez le donner par téléphone. La notification du coroner en Ontario est routinière. L'attente que vous ressentez peut-être est de la paperasse, pas un problème. Tout le reste, le service, les cendres, les décisions qui semblent énormes en ce moment, peuvent attendre que vous ayez dormi.

Il n'y a pas de mauvaise façon de gérer cela, et il n'y a pas de version où vous allez trop lentement. De nombreuses familles organisent tout depuis une autre province et ne se sentent jamais comme si elles avaient lésé leur parent, car ce n'est pas le cas.

Si vous souhaitez en parler ou si vous voulez simplement savoir ce qui se passe ensuite, nous sommes là 24 heures sur 24. Un seul appel suffit.

(438) 817-1770

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