Congé de deuil au Québec : 5 jours de congé, les 2 premiers payés

Par Sylvie Poirier
Congé de deuil au Québec : 5 jours de congé, les 2 premiers payés

Votre mère est décédée la nuit dernière, et au milieu de tout le reste, vous devez informer votre gestionnaire aujourd'hui. Vous ne devriez pas avoir à rechercher la législation sur l'emploi à 23 h pour savoir ce que vous êtes autorisé à demander.

Voici donc la réponse en premier. Le congé de deuil au Québec est de cinq jours lorsque quelqu'un de votre famille immédiate décède, et votre employeur doit vous payer pour les deux premiers. Il n'y a pas de durée minimale de service, donc cela s'applique que vous ayez commencé le mois dernier ou il y a vingt ans. Et il n'y a pas de délai pour prendre les jours, malgré ce que beaucoup de sites RH vous diront.

Ce guide couvre qui a droit à cinq jours et qui a droit à un, ce que ces deux jours payés couvrent réellement, et exactement ce que vous êtes tenu de dire à votre employeur. Il couvre également le congé beaucoup plus long qui existe pour les situations les plus difficiles, comment le Québec se compare à l'Ontario, et d'où vient la "règle des 15 jours" souvent répétée. Chaque chiffre ici provient de la Loi sur les normes du travail elle-même, avec les numéros de section, afin que vous puissiez vérifier n'importe lequel ou le montrer à un employeur qui n'est pas d'accord.

Congé de deuil au Québec en un coup d'œil

Deux droits différents sont inscrits dans la loi, et celui qui s'applique dépend entièrement de votre relation avec la personne décédée.

Qui est décédéJours de congéPayé
Votre conjoint5 joursPremiers 2
Votre enfant, ou l'enfant de votre conjoint5 joursPremiers 2
Votre père, mère, ou un de vos parents5 joursPremiers 2
Votre frère ou sœur5 joursPremiers 2
Votre beau-fils ou belle-fille1 jourNon payé
Votre grand-parent ou petit-enfant1 jourNon payé
Le père, la mère, ou un parent de votre conjoint1 jourNon payé
Le frère ou la sœur de votre conjoint1 jourNon payé

Trois choses s'appliquent aux deux rangées, et chacune contredit quelque chose de souvent dit en ligne :

  • Pas de service minimum. Temps plein, temps partiel, temporaire, occasionnel ou sur appel, cela ne fait aucune différence.
  • Pas de délai. Rien dans la Loi ne dit que les jours expirent.
  • Ce sont des minimums, pas des maximums. Votre convention collective ou la politique de votre lieu de travail peut offrir plus, et beaucoup le font.

Combien de jours de congé de deuil obtenez-vous au Québec ?

Perdre quelqu'un et devoir ensuite négocier pour avoir du temps libre est beaucoup à gérer en même temps, donc il est utile de savoir que le nombre est fixe et qu'il ne dépend pas de votre employeur.

Vous obtenez cinq jours lorsque votre conjoint, votre enfant, l'enfant de votre conjoint, votre père, votre mère, un de vos parents, votre frère ou votre sœur décède. Votre employeur vous paie pour les deux premiers de ces jours. Les trois autres ne sont pas payés. Pour un cercle plus large de parents, vous obtenez un jour non payé. Cela provient des articles 80 et 80.1 de la Loi sur les normes du travail, et cela s'applique à pratiquement tous les employés au Québec.

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Le congé de cinq jours : qui compte comme famille immédiate

L'article 80 énumère exactement les relations : votre conjoint, votre enfant, l'enfant de votre conjoint, votre frère, votre sœur, votre père, votre mère, ou un de vos parents.

"Conjoint" au Québec inclut les partenaires de fait, et "un de vos parents" couvre les structures familiales où un enfant a plus de deux parents légaux. La Loi ne fait pas de distinction entre un beau-parent qui vous a élevé et un parent biologique à qui vous n'avez pas parlé depuis des années. Si la relation légale existe, le droit existe.

Les cinq jours n'ont pas à être pris ensemble, et ils ne sont pas liés à la date des funérailles. L'article 80 dit que le congé est pour "le décès ou les funérailles", ce qui est délibérément large. La CNESST le décrit comme couvrant le décès et la préparation des funérailles, ce qui remplit la plupart de ces jours.

Le congé d'un jour : grands-parents, petits-enfants et beaux-parents

L'article 80.1 couvre un gendre, une belle-fille, un de vos grands-parents, un de vos petits-enfants, ou le frère, la sœur, le père, la mère de votre conjoint, ou un des parents de votre conjoint. Un jour, non payé.

C'est le droit que les gens recherchent le plus et pour lequel ils trouvent le moins d'informations fiables. Deux corrections valent la peine d'être faites. Premièrement, la Loi ne contient aucune limite annuelle à ce sujet, malgré la formulation "un jour non payé par an" qui circule largement. Deuxièmement, un jour est réellement tout ce que la loi exige, ce qui est difficile à entendre lorsque vous étiez proche d'un grand-parent. Si c'est votre situation, la démarche pratique est de demander directement à votre employeur plutôt que de supposer que le minimum légal est le plafond. De nombreux lieux de travail sont plus généreux que la Loi, et c'est exactement l'écart qu'ils ont tendance à combler.

Ce que "sans réduction de salaire" vous paie réellement

L'article 80 ne dit pas que votre employeur paie un pourcentage ou une indemnité. Il dit que vous pouvez être absent "sans réduction de salaire", ce qui signifie que vous êtes payé ce que vous auriez gagné si vous aviez travaillé ces jours-là.

Disons que Marc gagne 26 $ de l'heure et travaille normalement des journées de 7,5 heures. Cela fait 195 $ pour une journée de travail. Il prend le lundi après le décès de son père et le jeudi des funérailles. Son employeur lui doit 390 $ pour ces deux jours. Les trois jours restants qu'il prend pour organiser les arrangements et la paperasse sont à ses frais.

Ces jours non payés valent la peine d'être planifiés, surtout si l'argent est déjà serré. La prestation de décès du Québec peut aider avec les coûts immédiats, et notre guide pour demander la prestation de décès du RRQ explique qui peut la réclamer et combien de temps cela prend.

Non, il n'y a pas de délai de 15 jours pour le congé de deuil au Québec

Si vous avez déjà trouvé une page vous disant d'utiliser les jours dans les 15 jours ou de les perdre, vous pouvez arrêter de vous inquiéter de cette échéance. Elle n'existe pas.

L'article 80.2 est la seule partie de la Loi qui régit comment vous prenez ce congé. Le voici en entier : "Dans les circonstances visées à l'article 80 ou 80.1, le salarié doit aviser l'employeur de son absence dès que possible." C'est toute la règle procédurale. Pas de délai, pas d'expiration, pas de besoin de consentement.

Les 15 jours que les gens continuent de citer sont réels, mais ils appartiennent à un autre congé. L'article 81.1 couvre le congé de cinq jours pour la naissance ou l'adoption d'un enfant, et celui-ci comporte un délai : il "ne peut être pris plus de 15 jours après l'arrivée de l'enfant à la résidence." Quelque part en cours de route, cette condition a été copiée sur l'article voisin. Elle apparaît maintenant sur les blogs de logiciels RH et les guides de paie comme si c'était la loi, dans au moins un cas sous un titre l'appelant "la règle des 15 jours."

Voici ce qui circule réellement, par rapport à ce que dit la Loi :

Ce que vous lirez en ligneCe que dit la loi
Vous devez prendre les jours dans les 15 joursAucun délai n'existe. L'article 80.2 exige seulement que vous informiez votre employeur dès que possible. Les 15 jours appartiennent à l'article 81.1, le congé de naissance et d'adoption.
Diviser les jours nécessite le consentement de votre employeurLes articles 80 et 80.1 ne disent rien sur le consentement. Cette règle appartient à l'article 79.7, le congé de 10 jours pour obligations familiales.
Vous avez besoin de 60 jours de service pour être admissibleIl n'y a pas de minimum. La CNESST indique que le congé s'applique "peu importe la durée de leur service ininterrompu."
C'est 1 jour payé et 4 non payésC'était la règle jusqu'à la fin de 2018. Depuis janvier 2019, c'est 2 jours payés et 3 non payés.
Le suicide d'un conjoint ou d'un enfant vous donne 52 semainesL'article 79.11 dit jusqu'à 104 semaines.
Vous obtenez un jour supplémentaire si les funérailles ont lieu à l'extérieur du QuébecPas dans la Loi.

Si votre employeur se base sur l'un de ceux-ci, les numéros d'article ci-dessus sont le moyen le plus rapide de régler la question.

Avez-vous besoin d'avoir travaillé là assez longtemps ?

Non, et cela piège beaucoup de gens qui viennent de commencer quelque part de nouveau.

Le Québec n'attache aucune exigence de service au congé de deuil. La CNESST le dit clairement : tous les travailleurs peuvent le prendre "peu importe la durée de leur service ininterrompu et leur statut d'emploi (temps plein, temps partiel, temporaire, occasionnel ou sur appel)." Quelqu'un embauché mardi dernier a les mêmes cinq jours que quelqu'un avec trente ans d'ancienneté.

C'est l'un des endroits où le Québec est plus généreux que le reste du pays. Bon à savoir si vous avez récemment déménagé de province et que vous vous basez sur ce dont vous vous souvenez des règles ailleurs.

Ce que vous devez dire à votre employeur, et ce que vous n'avez pas à dire

Informer votre lieu de travail semble être la partie où vous pourriez faire une erreur. C'est l'étape la plus simple de tout ce guide.

"Dès que possible" est toute l'exigence légale

L'article 80.2 demande une chose : informer votre employeur dès que vous le pouvez raisonnablement. Il ne précise pas de format. Un appel téléphonique fonctionne. Un texto à votre gestionnaire à 6 h du matin fonctionne. Vous n'êtes pas tenu de donner une raison au-delà du décès lui-même, et vous n'êtes pas tenu de dire à l'avance exactement quels jours vous utiliserez.

Si vous êtes trop bouleversé pour passer cet appel, demandez à quelqu'un d'autre de le faire pour vous. Rien dans la Loi n'exige que l'avis vienne de votre propre bouche.

Vous n'avez pas besoin d'un certificat de décès

C'est là que les familles se retrouvent le plus souvent coincées, et la solution est simple.

Un certificat de décès officiel du Directeur de l'état civil prend environ deux à quatre semaines pour arriver. Aucun employeur ne peut raisonnablement vous faire attendre aussi longtemps pour commencer un congé que la loi vous accorde déjà. Ce que vous aurez dans un jour ou deux est une attestation de décès, le document que votre fournisseur de services funéraires ou de crémation émet pour confirmer le décès. C'est le document qui débloque le congé, et c'est généralement suffisant pour la banque et l'assureur également.

Si vous voulez la séquence complète de ce qui est émis et quand, notre guide complet des documents de crémation au Québec présente chaque document et qui le signe.

Ce qu'un employeur peut raisonnablement demander

La plupart ne demanderont rien. Si le vôtre le fait, une attestation de décès, un avis de salon funéraire ou une nécrologie publiée remplissent tous cet objectif. Ce qu'un employeur ne peut pas faire, c'est refuser le congé parce que vous n'avez pas produit un document qui n'existe pas encore.

Pouvez-vous fractionner les jours, ou en prendre un plus tard pour les funérailles?

Les familles posent constamment cette question, généralement parce que le décès et le service sont espacés de deux ou trois semaines. La réponse a deux volets.

La Loi est silencieuse à ce sujet. Les articles 80 et 80.1 ne disent pas que les jours doivent être consécutifs, et ils ne disent pas que vous pouvez les fractionner. Ce silence fonctionne dans les deux sens. Rien ne vous interdit de prendre deux jours maintenant et trois lors du mémorial. Rien n'oblige non plus votre employeur à accepter.

Bon à savoir : l'exigence de consentement qui est souvent associée à cette question n'est pas imaginaire, elle se trouve simplement dans un autre article. L'article 79.7, qui régit le congé distinct de 10 jours pour obligations familiales, stipule qu'un jour peut être divisé "si l'employeur y consent." Le congé de deuil n'a pas de clause équivalente.

En pratique, la plupart des employeurs disent oui lorsque vous demandez, car la demande est raisonnable et l'alternative est que vous soyez assis à votre bureau le jour des funérailles de votre père. Demandez tôt, et demandez par écrit si votre lieu de travail est formel à ce sujet.

Vos cinq jours et le calendrier de crémation

Personne ne planifie des funérailles en cinq jours parce que cinq jours suffisent. Vous le faites en cinq jours parce que c'est ce que vous avez, et les arrangements s'étendent pour remplir ce que vous leur donnez.

C'est la partie à laquelle il vaut la peine de réfléchir avant de vous engager à quoi que ce soit, car le congé est fixe et les arrangements ne le sont pas. Un enterrement traditionnel demande généralement une rencontre en personne pour les arrangements, des décisions concernant un cercueil et un service, une visite, et le service lui-même. C'est la majeure partie d'une semaine de votre temps, et c'est la semaine que la loi vous a donnée pour être avec votre famille.

La crémation directe est l'autre extrémité de cette échelle. Les arrangements se font par téléphone, généralement en un seul appel, et il n'y a pas de visionnement ou de service à planifier. Cela ne signifie pas sauter l'adieu. Cela signifie le séparer : la crémation a lieu maintenant, et vous organisez un mémorial un mois plus tard, lorsque votre famille peut voyager et que vous pouvez réellement être présent. De nombreuses familles choisissent cette séquence exacte, et c'est une façon légitime de faire les choses plutôt qu'un raccourci.

Chez Cleo, cet appel initial est là où la plupart des logistiques cessent de vous appartenir. Une personne réelle répond, 24/7, en anglais ou en français. Le prix est fixe et tout compris, couvrant le transport, la crémation, les certificats de décès et une urne de base, sans frais cachés. La facture finale correspond au devis que vous recevez le premier jour. Vous pouvez voir ce que le service comprend et combien il coûte avant d'appeler qui que ce soit. Organiser le tout depuis une autre province, sans jamais entrer dans un bureau, est un appel de routine pour nous plutôt qu'une exception.

Si le décès est survenu dans les derniers jours et que vous n'êtes pas sûr de ce qui vient en premier, notre guide sur quoi faire dans les 24 premières heures couvre les étapes immédiates.

Lorsque la perte est un enfant, un suicide ou un crime : jusqu'à 104 semaines

Si vous lisez cette section, nous sommes désolés. Ce qui suit est la loi, énoncée clairement, car c'est la chose utile que nous pouvons offrir ici.

Le Québec prévoit des absences protégées par l'emploi beaucoup plus longues dans trois circonstances spécifiques, toutes non rémunérées :

  • Jusqu'à 104 semaines si votre enfant mineur est décédé (article 79.10.1).
  • Jusqu'à 104 semaines si votre conjoint, votre enfant adulte, votre père, votre mère ou l'un de vos parents est décédé par suicide (article 79.11).
  • Jusqu'à 104 semaines si votre conjoint ou enfant adulte est décédé pendant ou à la suite directe d'une infraction criminelle (article 79.12).

L'article 79.15 fixe les limites : l'absence ne peut commencer avant la date du décès, et elle se termine au plus tard 104 semaines après cette date. Vous pouvez également retourner au travail de manière intermittente ou à temps partiel pendant cette période, si votre employeur est d'accord. Cela compte pour les personnes qui trouvent que certaines structures aident, et que deux années complètes d'absence ne le font pas.

Vous verrez 52 semaines citées pour ces situations dans plusieurs articles récapitulatifs nationaux. Ce chiffre est obsolète. La Loi a été modifiée en 2018 et le nombre est de 104 semaines depuis.

Rien de tout cela n'a à être décidé dans votre première semaine. Le droit existe, et il existera toujours dans un mois.

Comment le congé de deuil au Québec se compare-t-il à l'Ontario et aux emplois sous réglementation fédérale

Si votre famille est répartie dans plusieurs provinces, ou si vous n'êtes pas sûr que les règles provinciales s'appliquent même à votre emploi, les différences sont plus grandes que ce que la plupart des gens s'attendent.

Où vous travaillezCongé pour un décèsJours payésService requis
Québec, Loi sur les normes du travail art. 80 et 80.15 jours par décès (famille immédiate), 1 jour (famille élargie)Les 2 premiersAucun
Ontario, Loi de 2000 sur les normes d'emploi, art. 50.0.22 jours au total par année civile, couvrant tous les parents énumérésAucun2 semaines consécutives
Emplois sous réglementation fédérale, Code canadien du travail art. 210Jusqu'à 10 jours par décès (famille immédiate)Les 3 premiers3 mois consécutifs

La différence ontarienne est celle qui surprend les gens. Ses deux jours sont par année civile, et non par décès. Si vous perdez un parent en mars et un grand-parent en octobre, l'Ontario vous accorde deux jours non payés pour l'année, au total. Le droit au Québec se réinitialise avec chaque décès. L'Ontario a également un congé de trois jours pour responsabilité familiale distinct (article 50.0.1), mais cela couvre la maladie et les urgences, pas un décès.

Le travail sous réglementation fédérale signifie les banques, les compagnies aériennes, les télécommunications, le transport interprovincial par camion et la fonction publique fédérale. Si c'est votre cas, les règles provinciales ne s'appliquent pas. Vous bénéficiez plutôt du droit fédéral plus généreux.

Le congé fédéral est également le seul endroit où un vrai délai existe. L'article 210 permet de prendre les jours jusqu'à six semaines après les funérailles, l'inhumation ou le service commémoratif. Six semaines, pas quinze jours, et seulement au niveau fédéral.

Si votre employeur dit non

Se faire dire non alors que vous êtes en deuil est une position horrible, et vous êtes sur un terrain solide.

Le congé de deuil au Québec n'est pas une faveur ou une politique d'entreprise. C'est un minimum légal, ce qui signifie qu'un contrat de travail peut l'améliorer mais ne peut pas l'enlever. Un employeur qui le refuse n'applique pas ses propres règles; il contrevient à la Loi.

Commencez par les orienter vers les articles. Beaucoup de refus sont des erreurs honnêtes d'un propriétaire de petite entreprise qui a lu le même mauvais article de blog que tout le monde, et l'article 80 met généralement fin à la conversation. Si ce n'est pas le cas, la CNESST traite les plaintes concernant les normes du travail, et déposer une plainte ne coûte rien. Vous avez une longue période pour le faire, donc ce n'est pas quelque chose que vous devez régler pendant la semaine des funérailles.

Congé de deuil au Québec : réponses rapides

Combien de jours de congé de deuil avez-vous au Québec ? Cinq jours lorsque votre conjoint, enfant, enfant de votre conjoint, parent, frère ou sœur décède, les deux premiers étant payés par votre employeur. Un jour non payé pour un grand-parent, petit-enfant, beau-fils, belle-fille, ou le parent ou le frère ou la sœur de votre conjoint.

Le congé de deuil est-il payé au Québec ? Les deux premiers jours le sont, à votre salaire normal. Les jours trois à cinq ne sont pas payés, et le congé d'un jour pour la famille élargie n'est pas payé.

Avez-vous droit à un congé de deuil pour un grand-parent au Québec ? Oui, un jour, non payé, en vertu de l'article 80.1. La politique de votre lieu de travail peut offrir plus, donc cela vaut la peine de demander plutôt que de supposer.

Avez-vous besoin d'un certificat de décès pour prendre un congé de deuil ? Non. Le certificat officiel prend de deux à quatre semaines. L'attestation de décès de votre fournisseur de services funéraires ou de crémation arrive en un jour ou deux et c'est ce que les employeurs acceptent.

Devez-vous prendre les jours dans les 15 jours ? Non. Il n'y a pas de délai dans la loi québécoise. La règle des 15 jours appartient au congé de naissance et d'adoption dans l'article 81.1 et a été mal appliquée au congé de deuil dans beaucoup de contenus RH.

Combien de temps devez-vous avoir travaillé quelque part pour être admissible ? Aucun minimum du tout. Toute durée de service, et tout statut d'emploi, y compris à temps partiel, temporaire, occasionnel et sur appel.

Combien de jours de deuil avez-vous en Ontario ? Deux, non payés, par année civile plutôt que par décès, après deux semaines consécutives d'emploi.

Prendre le temps qui vous est réellement dû

Le congé de deuil au Québec est de cinq jours, et les deux premiers sont payés. Vous n'avez pas à justifier de les prendre, à produire un certificat qui n'a pas encore été imprimé, ou à courir après un délai qui n'a jamais été dans la loi. Informer votre employeur, de quelque manière que vous puissiez aujourd'hui, est la seule exigence.

Ce qui remplit ces cinq jours est la partie sur laquelle vous avez votre mot à dire. Si les arrangements sont ce qui vous empêche de réellement vous reposer pendant votre congé, c'est la partie que nous pouvons enlever de votre assiette. Un appel suffit, et nous restons disponibles pendant des mois après, pour clore la paperasse et les prestations de décès du gouvernement, longtemps après que les cendres soient rentrées à la maison.

Si vous êtes au tout début de cela et que le congé n'est qu'une des douze choses que vous essayez de régler, notre guide complet sur ce qu'il faut faire lorsqu'une personne décède au Québec expose toute la séquence.

Quand vous êtes prêt, une vraie personne répond, jour et nuit, en anglais ou en français.

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