Si vous venez d'être nommé liquidateur, ou si vous lisez ceci parce qu'un parent vous a nommé et que vous voulez savoir à quoi vous vous êtes engagé, voici la version simplifiée.
Au Québec, la personne qui règle une succession est appelée un liquidateur (dans le reste du Canada, ce rôle est appelé exécuteur testamentaire). Le rôle est défini par le Code civil du Québec, et le langage peut sembler intimidant : « succession », « homologation », « ab intestat ». La plupart du temps, c'est plus simple que cela en a l'air. Ce guide vous explique ce que fait réellement un liquidateur au Québec, dans quel ordre, et combien de temps cela prend habituellement. Il couvre les coûts réalistes et les petites décisions qui peuvent vous faire gagner des semaines de retard.
Une note avant de commencer : il s'agit de conseils pratiques, pas de conseils juridiques. Pour une succession contestée ou avec des actifs compliqués, un notaire québécois ou un avocat spécialisé en successions vaut leurs honoraires. Nous y reviendrons au moment de la décision naturelle. Vous n'avez pas besoin de vous préparer à cela à chaque paragraphe.
Qu'est-ce qu'un liquidateur au Québec ?
Un liquidateur est la personne responsable de régler la succession de quelqu'un après son décès. Le rôle était autrefois appelé « exécuteur testamentaire » au Québec, mais le terme a changé avec l'entrée en vigueur du nouveau Code civil. Aujourd'hui, vous verrez « liquidateur » dans les documents en anglais du Québec et « liquidateur » dans ceux en français, et c'est le mot que les notaires, les banques et les agences gouvernementales utiliseront avec vous.L'explication du rôle de liquidateur par Éducaloi est une référence utile en langage clair si vous souhaitez une deuxième source sur les bases.
Concrètement, un liquidateur prend les actifs de la personne décédée, paie ses dettes et ses impôts, et donne ce qui reste aux héritiers nommés dans le testament (ou, s'il n'y a pas de testament, aux héritiers identifiés par le Code civil). Vous êtes un gestionnaire, pas un propriétaire. L'argent de la succession n'est pas votre argent. Chaque dollar dépensé doit être justifiable aux yeux des héritiers.
Qui peut être liquidateur ?
Tout adulte capable d'administrer des biens. Vous pouvez être l'un des héritiers (c'est la situation la plus courante), un conjoint, un ami ou un professionnel comme un notaire. Vous pouvez vivre à l'extérieur du Québec, voire à l'extérieur du Canada, mais si le liquidateur est un non-résident du Canada, les conséquences fiscales pour la succession sont plus lourdes, donc la plupart des familles l'évitent lorsqu'elles ont le choix.
Le testament nomme généralement un liquidateur. S'il n'y a pas de testament, ou si la personne nommée ne peut ou ne veut pas servir, les héritiers peuvent se mettre d'accord sur quelqu'un parmi eux. S'ils ne peuvent pas s'entendre, un tribunal québécois en nommera un.
Pouvez-vous refuser le rôle ?
Oui, dans un délai raisonnable après avoir appris que vous avez été nommé, et avant de commencer à agir comme un liquidateur. C'est important : dès que vous commencez à administrer les biens de la succession (signer pour cela à la banque, payer une facture, vendre quelque chose), vous êtes considéré comme ayant accepté le rôle. Après cela, se retirer est beaucoup plus difficile.
Si vous n'êtes pas sûr, ne signez rien pour l'instant. Lisez le testament. Demandez au notaire qui l'a rédigé une copie et une explication. Prenez quelques jours. Refuser n'est pas un manque de respect, parfois c'est la bonne décision (surtout pour un membre de la famille à l'extérieur du Canada, ou quelqu'un ayant ses propres problèmes de santé).
Que fait un liquidateur ? Les 7 étapes essentielles
Voici la réponse courte, dans l'ordre où le travail se fait réellement :
- Rechercher le testament dans les registres de la Chambre des notaires du Québec et du Barreau du Québec
- Faire un inventaire des actifs et des dettes du défunt
- Publier les avis requis dans le RDPRM (et parfois dans le registre foncier ou un journal)
- Payer les dettes et produire les déclarations fiscales finales, tant fédérales (ARC) que québécoises (Revenu Québec)
- Obtenir le certificat de Revenu Québec autorisant la distribution, ainsi que le certificat de décharge fédéral de l'ARC
- Distribuer les biens aux héritiers, selon le testament ou le Code civil
- Rendre compte aux héritiers et clore la succession
La liste semble courte. Le travail ne l'est pas. Chaque étape comporte quelques sous-tâches, et certaines d'entre elles (impôts, immobilier) peuvent prendre des mois à elles seules. Le processus complet, pour une succession typique au Québec sans litiges, dure généralement de 6 à 18 mois. Voyons à quoi cela ressemble réellement.
Combien de temps faut-il pour régler une succession au Québec ? Un calendrier réaliste
Il n'y a pas de délai légal. Le Code civil dit qu'un liquidateur reste en fonction « aussi longtemps que nécessaire » et doit terminer « dès que possible ». Cela laisse beaucoup de place. Voici la forme générale d'une succession typique au Québec avec un testament notarié, sans actifs contestés, et une valeur de succession moyenne.
Mois 0 à 1 : enregistrement du décès, recherche de testament, acceptation du rôle
Le salon funéraire déposera généralement la déclaration de décès auprès du Directeur de l'état civil du Québec. Vous devrez commander des copies du certificat de décès, la plupart des familles en demandent entre 3 et 6, car les banques, les compagnies d'assurance et le registre foncier veulent chacun leur propre copie. Chaque copie coûte environ 25 $ à 40 $.
Dans les mêmes premières semaines, vous recherchez dans les deux registres de testaments, la Chambre des notaires du Québec et le Barreau du Québec, pour environ 25 $ à 35 $ par recherche. Oui, vous devez rechercher dans les deux. Les familles anglophones ne recherchent parfois qu'un seul et trouvent le testament réel des mois plus tard. Ne soyez pas cette famille.
C'est aussi à ce moment que vous décidez d'accepter le rôle sans condition ou « sous bénéfice d'inventaire ». Plus d'informations ci-dessous, c'est la décision la plus conséquente que vous prendrez.
Mois 1 à 3 : inventaire et avis
Vous faites un inventaire complet de tout ce que le défunt possédait et devait au moment du décès. Du côté des actifs : comptes bancaires, investissements, biens immobiliers, véhicules, effets personnels. Du côté des dettes : cartes de crédit, hypothèques, factures impayées et impôts. Pour les successions avec des biens immobiliers ou des investissements importants, les familles engagent souvent un notaire ou un comptable pour aider à le compiler.
Une fois l'inventaire terminé, vous publiez un « avis de clôture d'inventaire » dans le Registre des droits personnels et réels mobiliers (RDPRM). S'il y a des biens immobiliers, vous publiez également dans le registre foncier. Les coûts de publication sont faibles, généralement moins de 100 $ au total, mais ils ne sont pas optionnels.
Mois 3 à 6 : dettes, impôts, période des créanciers
Une fois que les créanciers ont été informés par la publication au RDPRM, ils ont le temps de se manifester avec des réclamations. Vous payez les dettes du défunt avec l'argent de la succession. Vous produisez les déclarations fiscales finales, fédérales avec l'Agence du revenu du Canada et provinciales avec Revenu Québec. La date limite pour la déclaration finale est généralement six mois après la date du décès, ou le 30 avril de l'année suivant le décès, selon la date la plus tardive.
La déclaration fiscale pour une personne décédée est plus compliquée qu'une année normale. De nombreux liquidateurs engagent un comptable pour cette partie. Prévoyez environ 500 $ à 2 500 $ en frais de comptabilité selon la complexité.
Mois 6 à 12 : certificats et distribution
Après que les impôts ont été déclarés et payés, vous faites une demande à Revenu Québec pour le certificat autorisant la distribution des biens de la succession. Vous faites également une demande à l'ARC pour un certificat de décharge fédéral. Les deux sont obligatoires avant de distribuer la succession. Les deux peuvent prendre plusieurs mois à être émis, parfois plus longtemps.
Ne distribuez pas la succession avant d'avoir ces certificats. Si une facture fiscale apparaît après que vous avez tout distribué, vous pouvez être tenu personnellement responsable. Cela piège chaque année des liquidateurs bien intentionnés.
Une fois que vous avez les certificats, vous distribuez les biens selon le testament, vous rendez compte aux héritiers (un résumé écrit montrant chaque dollar entrant et sortant), et vous clôturez la succession.
Quand cela prend plus de temps
Quelques situations prolongent le délai bien au-delà d'un an :
- Un testament holographique (écrit à la main) ou devant témoins qui nécessite une homologation par le tribunal
- Un bien immobilier qui doit être vendu avant la distribution
- Des actifs commerciaux ou des parts dans une entreprise privée
- Des héritiers vivant à l'extérieur du Canada (formulaires fiscaux supplémentaires)
- Testaments contestés, conflits familiaux ou réclamations par des créanciers inattendus
Des successions de deux ou trois ans ne sont pas inhabituelles. Votre rôle en tant que liquidateur est de continuer à avancer, pas de vous précipiter. Les héritiers peuvent être impatients. Les impôts ne le sont pas.
Les 30 premiers jours : que faire immédiatement
Le premier mois donne le ton pour tout ce qui suit. Voici ce qu'il faut gérer rapidement.
Obtenez le certificat de décès
Le salon funéraire avec lequel vous travaillez dépose la déclaration de décès auprès du Directeur de l'état civil. Vous commandez ensuite des copies certifiées conformes, dont vous aurez besoin pour presque chaque étape suivante. Si vous avez déjà arrangé la crémation, notre liste de vérification des documents de crémation au Québec explique quels documents proviennent d'où.
Recherchez dans les registres des testaments
Toujours les deux : la Chambre des notaires du Québec (pour les testaments notariés) et le Barreau du Québec (pour les testaments détenus par des avocats). Même si vous êtes certain qu'un parent avait un testament notarié, recherchez les deux. Cela élimine la possibilité d'un testament holographique ultérieur que la famille ne connaissait pas.
Un testament notarié, rédigé et signé devant un notaire du Québec, est le type le plus courant au Québec, et il a un grand avantage : il n'a pas besoin d'être homologué. Vous pouvez vous y fier directement. Si vous êtes un jour en position d'encourager un parent âgé à rédiger ou mettre à jour son testament, un testament notarié au Québec est véritablement le cadeau le plus utile qu'ils puissent offrir à leur futur liquidateur.
Homologuer un testament non notarié
Si le testament est holographique (écrit à la main) ou fait devant témoins, il doit être homologué, confirmé comme valide, par un tribunal québécois ou un notaire avant que vous puissiez agir en conséquence. Les coûts varient généralement de 500 $ à 1 500 $, selon que vous passez par un notaire ou une audience au tribunal. Cela ajoute généralement quelques semaines au calendrier.
Décidez comment accepter le rôle
C'est là que de nombreux liquidateurs débutants trébuchent. Il y a deux façons d'accepter le rôle :
- Acceptation sous bénéfice d'inventaire (le défaut pour les héritiers depuis la réforme du Code civil de 1994) : votre responsabilité pour les dettes de la succession est limitée à la valeur de la succession. Si les dettes dépassent les actifs, les créanciers absorbent la perte, pas vous.
- Acceptation pure et simple : vous acceptez la succession telle qu'elle est, dettes et tout. Si des dettes inconnues s'avèrent plus élevées que les actifs, vous pourriez être personnellement responsable de la différence.
Imaginez qu'une succession parentale ait 300 000 $ en actifs, et qu'un problème fiscal d'années passées surgisse avec une facture de 400 000 $. Sous bénéfice d'inventaire, le créancier reçoit 300 000 $ et vous vous en allez. Sous acceptation pure et simple, vous pourriez être tenu responsable des 100 000 $ restants.
Les héritiers sont protégés par le bénéfice d'inventaire par défaut. Vous perdez cette protection dès que vous agissez d'une manière qui signale une acceptation pure et simple, comme dépenser l'argent de la succession pour vous-même avant que les dettes ne soient réglées. En cas de doute, n'agissez pas, appelez d'abord un notaire.
Gestion de la succession : inventaire, dettes et comptes
La partie centrale du travail d'un liquidateur est administrative. C'est là que la plupart du temps est passé, et où la plupart des erreurs se produisent. Trois volets se déroulent en parallèle ici : documenter ce qui est dans la succession, payer ce qui est dû, et suivre vos propres dépenses pour la comptabilité finale.
Inventaire et avis RDPRM
L'inventaire est le document qui liste ce que le défunt possédait et ce qu'il devait au moment du décès. Il doit être suffisamment détaillé pour que les héritiers puissent le vérifier.
Pour une succession simple (un compte bancaire, pas de bien immobilier, un véhicule, quelques effets personnels), vous pouvez généralement faire l'inventaire vous-même. Pour tout ce qui est plus complexe, un inventaire notarié, parfois appelé inventaire sous serment, coûte environ 800 $ à 2 500 $ et vaut l'investissement. Il a aussi l'avantage d'être plus difficile à contester par un héritier mécontent plus tard.
Une fois l'inventaire terminé, vous publiez l'avis de clôture d'inventaire dans le RDPRM. S'il y a un bien immobilier, vous publiez également dans le registre foncier. L'avis informe les créanciers et tout héritier inconnu que l'inventaire est terminé, et leur donne une période pour se manifester. Les frais de publication sont modestes, généralement bien en dessous de 100 $ au total, et vous conservez la preuve pour le dossier.
Paiement des dettes et déclaration des impôts
Le Code civil établit un ordre de paiement : les frais funéraires d'abord, puis les dettes garanties (comme l'hypothèque), puis les dettes non garanties (comme les cartes de crédit), et enfin les legs dans le testament. Si la succession n'a pas assez pour payer tout le monde, vous suivez cette liste jusqu'à ce que l'argent soit épuisé.
Les déclarations fiscales finales sont déposées pour la dernière année de vie du défunt. Dans certaines successions, vous pourriez également devoir déposer une déclaration séparée pour la succession elle-même si elle génère des revenus (propriété locative, revenus d'investissement) avant que tout ne soit distribué.
Les deux certificats dont vous avez besoin avant de distribuer sont faciles à confondre :
- Le certificat de Revenu Québec autorisant la distribution (certificat autorisant la distribution des biens d'une succession), le provincial
- Le certificat de décharge de l'ARC, le fédéral
Vous avez besoin des deux. Chacun est demandé séparément. Les deux peuvent prendre plusieurs mois à être émis. Une fois que vous les avez, vous pouvez distribuer la succession sans responsabilité personnelle pour les impôts impayés. Avant de les avoir, vous ne pouvez pas, et "je ne savais pas" n'est pas une défense. La page de Revenu Québec pour les liquidateurs explique en détail le processus du certificat provincial.
C'est aussi là que les familles oublient souvent les prestations de décès auxquelles la succession peut prétendre. Le Régime de rentes du Québec offre une prestation de décès allant jusqu'à 2 500 $ à la succession. D'autres soutiens fédéraux et provinciaux existent également, notre aperçu des prestations de décès du RRQ, RPC et autres au Canada couvre ce qui est disponible et comment postuler.
Rémunération et dépenses
Les héritiers qui agissent en tant que liquidateurs le font généralement sans rémunération. Le Code civil permet une compensation, mais la plupart des liquidateurs familiaux considèrent ce rôle comme faisant partie de la famille.
Un liquidateur qui n'est pas un héritier a droit à une compensation raisonnable. Si le testament fixe le montant, cela prévaut. Sinon, les héritiers s'entendent sur un montant. Si les héritiers ne peuvent pas s'entendre, un tribunal peut décider. "Raisonnable" au Québec se situe généralement entre 1 % et 5 % de la valeur de la succession pour une succession modérément complexe, mais cela dépend fortement du travail impliqué.
Tous les frais de règlement proviennent de la succession, pas de votre poche : honoraires de notaire, honoraires de comptable, recherches de registres, publication au RDPRM, certificats de décès, frais de poste. Gardez chaque reçu. Les comptes que vous rendez aux héritiers à la fin doivent être exacts.
Que se passe-t-il en l'absence de testament? Règlement d'une succession ab intestat au Québec
Si le défunt n'a pas laissé de testament, le Code civil décide qui hérite. Cela s'appelle une succession ab intestat, et l'ordre est plus important que ce que la plupart des familles s'attendent.
En termes généraux, le Code civil distribue la succession dans cet ordre (la page officielle des étapes de règlement du Québec explique cela en détail) :
- Conjoint (marié légalement ou en union civile) et descendants (enfants, petits-enfants), selon les parts fixées par la loi
- S'il n'y a pas de descendants, le conjoint partage avec les parents et les frères et sœurs du défunt
- Si aucun des précédents, les parents plus éloignés dans l'ordre : ascendants, puis parents collatéraux
- S'il n'y a pas d'héritiers du tout, la succession revient au gouvernement du Québec
La surprise la plus conséquente pour les lecteurs non québécois : au Québec, un conjoint de fait n'hérite pas par défaut. Peu importe la durée de vie commune du couple, peu importe le nombre d'enfants qu'ils ont eus ensemble, sans testament ou mariage reconnu ou union civile, le partenaire survivant n'a aucun droit automatique sur la succession. Les enfants héritent. Le partenaire non.
Cela surprend presque toujours les familles des autres provinces. Si vous lisez ceci pour un parent âgé dans une longue relation de fait, un testament n'est pas optionnel, c'est le seul document qui protège leur partenaire.
S'il n'y a pas de testament et pas de liquidateur nommé, les héritiers peuvent ensemble convenir d'en nommer un parmi eux. S'ils ne peuvent pas s'entendre, tout héritier peut demander au tribunal la nomination d'un liquidateur.
Décisions funéraires et de crémation : un raccourci discret pour le liquidateur
Le testament peut inclure des instructions sur les souhaits funéraires et d'inhumation. Même s'il le fait, la famille, et le liquidateur, souvent la même personne, doit prendre les décisions concrètes sur ce qui se passe, quand et où.
Vous n'êtes pas légalement tenu de suivre un plan élaboré. Vous êtes tenu de gérer la disposition du corps avec respect, en accord avec les souhaits connus du défunt et les circonstances de la famille. C'est tout.
De nombreuses familles trouvent que la crémation directe simplifie considérablement cette partie du travail du liquidateur. Il n'y a pas de sélection de cercueil à négocier. Pas de logistique de visionnement à coordonner. Pas de réunion au salon funéraire qui se transforme en vente incitative. Chez Cleo, les familles organisent tout le processus par téléphone, y compris depuis l'extérieur de la province : un prix fixe, tout compris, payé par la succession, et la facture correspond au devis. Si vous gérez tout cela à distance, notre guide pour organiser une crémation depuis l'extérieur de la ville couvre la logistique.
Quel que soit votre choix, un calendrier complet de ce qui se passe après un décès au Québec est une référence utile pour les deux premières semaines.
Pièges courants et comment les éviter
Une poignée d'erreurs se répètent sans cesse dans les successions réelles. La plupart sont évitables.
Accepter le rôle sans condition sans s'en rendre compte. Dépenser l'argent de la succession de la mauvaise manière dans les premières semaines peut vous priver de l'avantage de l'inventaire. En cas de doute, faites une pause et appelez un notaire.
Distribuer avant d'avoir les certificats fiscaux. Les héritiers peuvent vous mettre la pression. L'ARC et Revenu Québec s'en moquent. Attendez les certificats.
Rechercher un seul registre de testaments. Recherchez toujours les deux, la Chambre des notaires du Québec et le Barreau du Québec.
Sauter la publication au RDPRM. Certains liquidateurs amateurs voient cela comme une paperasserie bureaucratique et l'ignorent. Ce n'est pas optionnel, et les créanciers peuvent utiliser la publication manquée pour prolonger leur délai de réclamation.
Mauvaise gestion des comptes joints. Un compte joint avec droit de survie passe généralement au titulaire survivant en dehors de la succession. Un compte détenu conjointement sans ce droit peut devoir être partagé. Les banques vous diront lequel est lequel, mais demandez explicitement.
Agir en tant que liquidateur hors du Canada sans comptable fiscaliste. Si vous vivez à l'extérieur du Canada et que vous avez été nommé liquidateur, obtenez des conseils fiscaux tôt. Les règles de retenue peuvent retirer de l'argent réel de la succession.
Quand un liquidateur devrait appeler un notaire ou un avocat spécialisé en successions
La plupart des successions québécoises peuvent être réglées sans litige. Beaucoup peuvent être réglées sans l'implication quotidienne d'un notaire. Certaines ne le peuvent pas.
Vous pouvez généralement le gérer vous-même lorsque :
- Le testament est notarié
- Les actifs sont simples (un ou deux comptes bancaires, pas de biens immobiliers)
- Les héritiers sont d'accord
- Il n'y a pas d'actifs commerciaux, d'actifs étrangers ou de dettes contestées
Vous voudrez l'aide d'un notaire lorsque :
- Il y a des biens immobiliers à vendre ou à transférer
- Le testament est olographe ou signé par des témoins
- La succession est suffisamment importante pour que les déclarations fiscales deviennent complexes
- Un ou plusieurs héritiers vivent à l'extérieur du Canada
Vous avez besoin d'un avocat lorsque :
- Le testament est contesté
- Une réclamation a été déposée contre la succession
- Un conjoint de fait ou un enfant éloigné revendique un droit non prévu dans le testament
- La relation entre les héritiers s'est détériorée
La bonne nouvelle : les frais de notaire et d'avocat sont déduits de la succession. Ils ne sont pas à votre charge personnelle. Éviter l'aide professionnelle pour une succession qui en a réellement besoin n'est rarement une économie judicieuse.
Si vous vivez à l'extérieur du Québec : le liquidateur hors province
Un nombre surprenant de successions québécoises sont réglées par des enfants adultes qui vivent à Toronto, Calgary, Vancouver ou ailleurs. La plupart du travail peut être effectué à distance, mais pas tout.
Vous pouvez généralement gérer à distance :
- Les recherches dans les registres des testaments
- La communication avec les banques, les compagnies d'assurance et l'ARC / Revenu Québec
- Engager et instruire un notaire ou un comptable québécois par téléphone et vidéo
- La plupart des documents (envoyés par courrier ou signés électroniquement)
Vous devrez probablement être physiquement présent pour :
- Vider la maison ou l'appartement du défunt (parfois plus d'un voyage)
- Signer certains documents devant un notaire
- Vendre des biens immobiliers (souvent, mais pas toujours)
- Rencontrer les héritiers en personne, si la dynamique familiale l'exige
De nombreux liquidateurs hors province gèrent une succession québécoise avec une visite en personne de quelques jours, plus six à douze mois de travail par téléphone et courriel. Notre guide pratique pour gérer les affaires financières après un décès au Québec depuis l'extérieur de la province couvre plus en détail la logistique des banques, assurances et prestations.
Une note pour les résidents non canadiens : si vous vivez à l'extérieur du Canada, les conséquences fiscales d'être liquidateur sont différentes. L'ARC et Revenu Québec peuvent appliquer des règles de retenue à la succession qui ne s'appliqueraient pas à un liquidateur résident canadien. Consultez un comptable fiscaliste québécois avant d'accepter le rôle.
Une liste de contrôle imprimable pour le liquidateur
- Commandez 3 à 6 copies du certificat de décès auprès du Directeur de l'état civil
- Recherchez dans les deux registres des testaments, Chambre des notaires du Québec et Barreau du Québec
- Localisez le testament ; s'il n'est pas notarié, organisez l'homologation
- Décidez d'accepter ou non le rôle (par défaut pour les héritiers : sous bénéfice d'inventaire)
- Faites l'inventaire des actifs et des dettes
- Publiez l'avis de clôture d'inventaire dans le RDPRM (et le registre foncier si applicable)
- Demandez la prestation de décès du RRQ et toute autre prestation de décès québécoise à laquelle la succession peut avoir droit
- Payer les dettes du défunt dans l'ordre établi par le Code civil
- Déposez les déclarations fiscales finales auprès de l'ARC et de Revenu Québec
- Demandez le certificat de Revenu Québec autorisant la distribution et le certificat de décharge de l'ARC
- Distribuez la succession aux héritiers selon le testament (ou le Code civil s'il n'y a pas de testament)
- Rendez compte aux héritiers par écrit et clôturez la succession
Gardez chaque reçu, chaque confirmation, chaque courriel. Les comptes à la fin sont ce qui vous protège.
Quand vous êtes prêt à faire le premier pas
Votre rôle de liquidateur au Québec est un vrai travail, mais ce n'est pas un travail impossible. La plupart est administratif : appels téléphoniques, paperasse, patience. Le vocabulaire juridique est plus lourd que les décisions réelles. Une tête claire, de bons dossiers et un bon notaire quand vous en avez besoin vous mèneront presque jusqu'au bout.
Si vous lisez ceci parce qu'on vous a également demandé d'organiser la crémation d'un parent, c'est la seule décision qui est à la fois urgente et entièrement entre vos mains. Nous pouvons vous aider pour cette partie, par téléphone, 24/7, y compris pour les familles qui gèrent tout depuis l'extérieur de la province. Notre service de crémation est à un prix fixe, tout inclus, le même devis le premier jour que la facture le trentième jour.
Et si vous lisez ceci pour un parent âgé qui est encore avec nous, la chose la plus utile que vous puissiez faire aujourd'hui est de les encourager à rédiger un testament notarié et à avoir une vraie conversation sur ce qu'ils souhaitent. Préarranger une crémation est la deuxième.
Contactez-nous à tout moment au (438) 817-1770. Nous sommes disponibles 24/7, y compris pour les familles qui coordonnent tout depuis l'extérieur de la province.
